Alliance MPP-UNIRS/PS : Le parti de l’œuf à l’heure du bilan

25Après plus d’une année de cheminement avec le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), l’Union pour la renaissance, parti sankariste (UNIR/PS) observe une halte à la fin du mois pour voir ce qu’il est advenu du sankarisme suite à la participation de ses leaders à la gestion commune des affaires étatiques. Pour le député Alexandre Sankara, contacté au téléphone, leur participation n’est nullement un mouvement pour et vers « la soupe » mais plutôt un pas vers « le redressement du pays selon les convictions sankaristes ».  

Du 27 au 29 janvier, l’UNIR/PS consacrera son deuxième congrès ordinaire à l’alliance conclue avec le MPP pour l’obtention de la majorité à l’Assemblée nationale. Et le thème retenu pour en discuter, c’est « le Sankarisme à l’épreuve de sa participation à la gestion du pouvoir d’Etat ».

Pour Alexandre Sankara, député du parti, ce sera l’occasion de faire une introspection, un bilan critique après une année de participation. Ne voulant pas devancer l’iguane à l’eau, l’élu s’est réservé de jouer le rôle des congressistes. Eux qui devront dire ce que le parti « a pu apporter » et ce qu’il n’a pas pu réaliser après plus d’une année de route commune.

Membre du CFOP (Chef de file de l’opposition politique) jusqu’à la chute du régime Blaise Compaoré, l’UNIR/PS, parti d’obédience sankariste tel que son nom l’indique, a rejoint le navire socio-démocrate du MPP à l’issue des élections couplées présidentielle et législatives de novembre 2015. L’alliance est perçue par les anciens camarades de lutte de l’opposition comme un départ pour et vers « la soupe ».

Un point de vue que ne partagent par les leaders de l’UNIR/PS. On évoque plutôt l’impossibilité d’une alliance « contre-nature » que de demeurer avec le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) au sein de l’opposition. « Je ne savais pas que c’était une soupe », s’exclame Alexandre Sankara. Il s’étonne que leur alliance soit perçue ainsi alors que tout est parti des résultats des urnes qui ont porté le MPP au sommet de l’Etat. Et le député de se défendre. « Nous sommes partis pour redresser le pays selon les convictions sankaristes », a-t-il dit.

A noter que le thème du congrès « le sankarisme à l’épreuve de la gestion du pouvoir d’Etat » sera développé dans l’après-midi du 28 janvier à la maison de la jeunesse et de la culture Jean Pierre Gingané par les panelistes Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, les ministres Bassière Batio Nestor (environnement), Sommanogo Koutou (ressources animales) et la militante Germaine Pitroipa/Nassouri.

Oui KOETA

Burkina24

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