COMMEMORATION DE L’AN 4 DE L’INSURRECTION POPULAIRE :« Je réaffirme ma position qui est celle de la vérité, la justice et enfin le pardon »

En ces moments de souvenirs douloureux de la marche de notre histoire, je voudrais rendre honneur et hommage à tous les valeureux camarades qui ont donné leur vie pour la patrie les 30 et 31 octobre 2014.

La jeunesse burkinabè a défendu la patrie et la démocratie jusqu’à son dernier souffle dans l’esprit de la devise de notre patrie : la patrie ou la mort nous vaincrons !
Les martyrs ont versé leur sang les 30 et 31 octobre 2014 afin qu’à jamais nul burkinabè ne rêve tripatouiller la constitution pour assouvir ses intérêts égoïstes de s’éterniser au pouvoir.
C’est le lieu pour moi de m’incliner respectueusement devant la mémoire de nos vaillants martyrs tombés sous les balles assassines, les mains nues.

Conspiration et douleur inouïes

Les familles des martyrs ont vécu cet événement dans la douleur inestimable et inoubliable. Comme encore hier, j’ai en mémoire, Inoussa BERE, qui le 30 octobre 2014, transpercé de balles et gisant dans son sang, a rendu l’âme.
Je garde également à jamais le mauvais souvenir de Gaston KARAMBIRI, qui, criblé aussi de balles, a lui aussi quitté notre monde dans la souffrance: son sang a coulé pour sauver le pays de la modification de l’article 37 de la constitution devant permettre à Blaise Compaoré de régner à vie.
Je reste froid lorsque je me souviens de Joséphine KAMBINE qui de son lit d’hôpital disait dans son dernier souffle ceci: « Maman, tu vois, ma respiration ne descend plus, je suis en train de mourir ; mon seigneur sauve moi ; priez pour moi Dieu est grand. Puis, elle succomba à ses blessures … »
J’ai aussi une pensée positive aux blessés de l’insurrection populaire. Je partage votre peine.

Ainsi, la conspiration et la douleur ont atteint leur paroxysme. C’est pourquoi aujourd’hui, je réaffirme haut et fort que ces crimes odieux ne peuvent pas rester impunis.

                       Les militants de l’UNIR/PS n’ont pas marchander leur déplacement

Le pardon, oui ; mais la vérité et la justice d’abord !

Tout en m’inscrivant dans la dynamique de la réconciliation nationale, celle-ci doit   inéluctablement passer par la vérité, la justice et enfin le pardon.
Je réitère mes vives salutations à la jeunesse burkinabè, aux OSC et aux  partis, organisations ou  formations politiques qui ont fait plier l’échine à Blaise Compaoré pour enfin libérer notre peuple du joug d’un pouvoir compradore et criminel.
Nous devons tous rester vigilants afin de consolider les acquis de l’insurrection populaire.

Avec le Peuple, victoire !

    Le Président de l’UNIR/PS

Me Bénéwendé Stanislas Sankara

 

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