Discours de la journée nationale de la femme Sankariste

JOURNEE DE LA FEMME SANKARISTE
Boussé, le 4 Août 2019
Allocution
Camarades ! La patrie ou la mort….
La patrie ou la mort….
La patrie ou la mort….
Camardes ! Pas un pas …..
Pas un pas….. ;
Avec le Peuple…
Le Président Thomas SANKARA disait ceci : « Camarades, il n’y a de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Que jamais mes yeux ne voient une société, que jamais, mes pas ne me transportent dans une société où la moitié du peuple est maintenue dans le silence. J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte. J’attends et espère l’irruption féconde de la révolution dont elles traduiront la force et la rigoureuse justesse sorties de leurs entrailles d’opprimées. »
Camarades, aujourd’hui plus que jamais, ces paroles résonnent comme un appel à un sursaut, comme une interpellation au réveil de l’autre moitié du ciel.
Dignes femmes du pays des Hommes intègres, le statuquo n’a que trop durer ; Camardes sœurs du Faso l’heure du réveil a sonné.
La Nation nous appelle. Oui ! Il est plus que jamais urgent de se dresser, torse en avant, fières, pour répondre à l’appel de la mère Patrie ! Car, l’heure est grave.
Femmes sankaristes sortons de l’ombre, émergeons de notre torpeur pour occuper dignement notre place et jouer le rôle central qui est le nôtre dans le développement et l’émancipation de notre Nation.
Aujourd’hui, l’heure n’est plus au discours émancipateur et tout le folklore habituel qui va avec. Le contexte sécuritaire et socioéconomique de notre pays nous appelle à l’action.
Aujourd’hui, comme hier, l’oppresseur nous assaille. Certes il nous revient sous une autre forme, mais ne nous leurrons pas, ses objectifs restent les mêmes : nous asservir et nous humilier.
Femmes du Burkina, à l’image des dignes amazones des récits de notre passé, à l’image de Guimbi OUATTARA, dressons nous, fières contre l’oppresseur, barrons la route à l’extrémisme violent et disons haut et fort « Non à l’occupation et au morcellement de la Terre de nos Ancêtres ».
Vaillantes femmes sankaristes, à l’heure où les forces obscurantistes tentent par tous les moyens de briser notre Faso, nous sommes conviés à apporter notre soutien indéfectible à nos FDS qui œuvrent nuit et jour pour la préservation de l’intégrité de notre territoire.
Que le lieu soit ici propice pour nous, d’affirmer ou de réaffirmer ce soutien à leur endroit.
Camarades ! « Nos femmes ne doivent pas reculer devant les combats multiformes qui conduisent une femme à s’assumer pleinement, courageusement et fièrement afin de vivre le bonheur d’être elle-même…», nous rappelle le père de la révolution du 4 août 1983, Thomas Sankara.
Les femmes du Burkina se doivent d’être partout où se construit le pays, elles sont interpellées sur tous les chantiers du développement socioéconomique de notre Nation.
Aujourd’hui, le Faso n’a guère besoin de la femme éternelle assistée qui tend la main à tout va et monnaye ses charmes au mieux payant.
Camarade, A bas la femme paresseuse !
A bas la femme qui refuse de se battre et mendie sa pitance quotidienne !
Camarades, A bas, la femme à la mentalité d’éternelle assistée !
Aujourd’hui, la Nation a plus que besoin de la femme intègre et respectueuse des valeurs fondatrices de la famille et du bien-être communs.
Pour la femme sankariste, l’émancipation doit se faire loin des « djandjoba » et autres folklores auxquels l’oppresseur veut nous accoutumer.
L’émancipation vraie et véritable est celle qui se vit et construit dans les champs, les yaars, les laboratoires, les bureaux, les salles de classe, etc. voici là le vrai sens de l’émancipation pour nous femmes sankariste. Et le thème de cette deuxième journée nationale de la femme sankariste qui est : « Place et rôle de la femme sankariste dans le développement local dans un contexte d’insécurité », nous y invite à tout point de vue.
Ainsi, la femme sankariste doit s’engager davantage dans l’application des mots d’ordre anti-impérialistes dont notamment celui qui nous invite à produire et consommer burkinabè. Nous devons nous affirmer toujours comme des agents économiques de premier plan en produisant tout comme en consommant les produits locaux.
Camarades, je termine mes propos en vous souhaitant, en ma qualité de présidente du comité d’organisation, la bienvenue et une bonne commémoration de cette deuxième journée nationale de la femme sankariste.
Vive la femme sankariste !
Vive l’UNIR/PS !
La patrie ou la mort, nous vaincrons !

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