PORTRAIT: MAITRE BENEWENDE STANISLAS SANKARA, LE CHANTRE DU SANKARISME

Fervent défenseur des droits humains et la justice sociale, maître Bénéwendé Stanislas Sankara est un avocat de profession et une icône de la politique burkinabè connu pour sa constance politique. Né le 23 février 1959 à Toéssin, dans la province du Passoré, il est actuellement le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale et président de l’Union pour la renaissance /Parti sankariste (UNIR/PS)

Chantre du sankarisme, il défend la mémoire du Président Thomas Sankara au risque de sa vie

Me Bénéwendé Stanislas Sankara, au-delà de son patronyme  qui renvoie au capitaine SANKARA est un chantre  du sankarisme qui  a défendu la mémoire  du président Thomas Sankara. Il a combattu sans relâche le régime militariste et violent de Blaise Compaoré, au risque de sa vie. Il est  d’ailleurs le seul homme politique burkinabè que le régime Compaoré n’a pu dompter, en dépit des séquestrations,  des intimidations et des bâillonnements de  tous genres dont il a fait l’objet.

Chantre du sankarisme, il défend la mémoire du Président Thomas Sankara au risque de sa vie

Très tôt, Me Bénéwendé Stanislas Sankara embrasse la politique dès son entrée à l’université en dirigeant le bureau  du Comité de Défense de la Révolution (CDR) de l’Ecole supérieure de droit de l’Université de Ouagadougou de 1984 à 1986.

A la tête de l’Union pour la renaissance /Parti sankariste (UNIR/PS), après avoir participé  à la création du collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques contre l’impunité, maître  Bénéwendé Stanislas Sankara est une des grandes figures de la politique ouest-africaine qui mène, depuis près de deux décennies, d’intenses activités politiques.

Actif, tant dans le monde associatif que dans le domaine juridique, il est un adepte de l’idéologie politique du capitaine Sankara. En 2000, il fonde  l’Union pour la renaissance/ mouvement sankariste (UNIR/MS), dont il devient l’un des trois députés à l’Assemblée nationale deux années plus tard. Président du groupe parlementaire justice et démocratie de 2002 à 2004, Bénéwendé Stanislas Sankara accède au parlement panafricain dès sa création en 2004.

A l’horizon de l’élection présidentielle de 2005, il démissionne de l’Assemblée nationale et du parlement panafricain en juin de la même année pour se consacrer à la campagne présidentielle. Sur treize candidats en lice, au premier tour, il se classe deuxième après Blaise Compaoré avec 4,88% des suffrages exprimés au soir du 13 novembre 2005. Lors des élections présidentielles du 21 décembre  2010, l’infatigable fils de Toéssin, obtient 6,34% des voix et se positionne  troisième après Blaise Compaoré et feu Hama Arba Diallo du Parti pour la démocratie et le socialisme/ Parti des bâtisseurs (PDS/Metba).

Député depuis 2002, il mène  un combat acharné

Elu député depuis 2002, il a aussi siégé au Parlement africain. Entre 2007 et 2009, il effectue un retour au parlement où il préside le Groupe parlementaire alternance, démocratie et justice entre 2007 et 2009, avant d’être désigné Chef de file de l’Opposition politique du Burkina Faso (CFOP) en 2009 suite aux reformes obtenues sous son leadership.

Député depuis 2002, il mène  un combat acharné

Durant ces trois mandats à l’Assemblée nationale, il mène un combat acharné pour la reconnaissance des droits de l’opposition politique et obtient la loi portant statut  de l’Opposition. Pour garantir des élections crédibles et contrer les fraudes massives du régime Compaoré, il refuse de voter lors des élections présidentielles de 2010, bien que candidat et exige des cartes d’électeurs biométriques crédibles.

Au printemps 2011, à la suite de la profonde crise née de l’assassinat de l’élève Justin Zongo, il lance au cours d’un meeting, le mot d’ordre « Blaise Compaoré dégage », le 30 avril 2011.

En 2014, Me Bénéwendé Sankara participe aux manifestations contre la révision constitutionnelle destinée à faire de Blaise Compaoré un président à vie. Il propose alors l’option de la désobéissance civile, seul moyen de chasser celui qui s’accaparait  le pouvoir depuis plus d’une génération.

Après la chute de Blaise Compaoré, en octobre  2014, il participe à la rédaction de la charte de la Transition, signée le 13 novembre 2014 et est membre du collège de désignation du président de la Transition.

Concernant la gestion de la Transition, post insurrectionnelle animée par le débat sur le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), Maitre Bénéwendé Stanislas Sankara est l’un des rares hommes politiques qui a eu un discours clair sur ce sujet brûlant.

Il s’oppose à la déstabilisation des autorités de la Transition politique et préconise publiquement la dissolution, le démantèlement  pur et simple et la  reddition  du RSP. D’ailleurs, sans  avoir encore  peur de risquer sa vie, il  restera très ferme sur sa proposition lors du coup d’Etat avorté des 16 et 17 septembre 2015. « Il faut  dissoudre le RSP » ; une période où la plupart des leaders politiques se sont emmurés dans un silence. Sa Direction nationale de campagne est transformée ipso facto en Direction nationale de la résistance active(DNRA).

Avocat, il défend des orphelins et des veuves, des travailleurs, des déshérités, souvent sans honoraires

Sur le plan professionnel, il s’est aussi  forgé une personnalité. Il crée le cabinet Maître SANKARA  qui est membre de l’Union panafricaine des avocats (UPA)

Membre fondateur de  l’Union des jeunes avocats du Burkina (UJAB), son inscription  au Barreau du Burkina Faso date de  février 1993. Il est aussi membre et secrétaire de plusieurs autres  associations de développement socio- économiques.

Diplômé de l’Université de Ouagadougou et d’Abidjan, il séjourne en 1991 au barreau de Paris pour un stage de perfectionnement. Comme avocat,  Me Sankara se retrouve tout naturellement avec des dossiers de crimes de sang et crimes économiques que nul avocat à l’époque ne veut  défendre. Il  défend des journalistes, des opposants, des veuves, des orphelins et des travailleurs licenciés.

Avocat, il défend des orphelins et des veuves, des travailleurs, des déshérités, souvent sans honoraires

Les burkinabè se souviennent encore des procès emblématiques défendus par l’avocat Me Bénéwendé Stanislas Sankara, comme les affaires David Ouédraogo, Norbert Zongo, Thomas Sankara, Dabo Boukary, Flavien Nébié, etc. Sans oublier le procès historique d’Ernest Nongma Ouédraogo contre l’ancien  président Blaise Compaoré dans lequel il était l’avocat du sieur Ouédraogo. Pour l’avocat, la vérité finit toujours par triompher. « Mon action et ma persévérance à défendre l’opprimé, la veuve et l’orphelin sont un sacerdoce et non un métier », réagit l’avocat.

A l’issue de l’élection présidentielle post-insurrectionnelle de 2015, il rejoint la majorité présidentielle

Surnommé candidat des insurgés aux élections présidentielles et législatives couplées de novembre 2015, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, désigné le 11 octobre 2014, président du Front progressiste Sankariste (FPS), puis, comme le candidat unique des Sankaristes à la présidentielle de 2015 à la suite de la convention sankariste tenue les 16 et 18 juin 2015, arrive en quatrième position sur 14 candidats, mais s’en sort avec 5 députés, 4 maires et environ 400 conseillers municipaux.

Le 30 novembre 2015, à l’issue de son vote, il laissait entendre « J’ai défendu ce droit pour les burkinabè de pouvoir voter librement et consciencieusement depuis des années. Ensemble, nous l’avons obtenu dans la lutte et parfois dans le sang. Le meilleur peut ne pas gagner, mais, c’est le choix du peuple qui compte».

Au lendemain de la proclamation des résultats présidentiels, il alla féliciter le nouveau Président élu, Roch Marc Christian Kaboré  qu’il connait bien pour l’avoir côtoyé jadis à l’Assemblée nationale. Quelque temps après, il rejoint la majorité présidentielle à l’issue des tractations stratégiques dans l’ultime but sauver l’Assemblée nationale d’une crise institutionnelle qui pourrait remettre en cause les acquis démocratiques du Burkina Faso. Depuis janvier dernier 2015, il occupe le poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso.

Président par intérim de l’Assemblée nationale, il joue un rôle essentiel

Suite au décès brutal du Président de l’Assemblée nationale, Dr Salifou Diallo, le 19 août 2017, Me Bénéwendé, en qualité de  Premier-Vice-Président assure la présidence de l’Assemblée nationale.

Président par intérim de l’Assemblée nationale, il joue un rôle essentiel

Il joue un rôle important dans le rapatriement de la dépouille mortelle, lors des obsèques ainsi que de l’après Salifou Diallo. Il parvient à organiser irrévocablement l’élection d’un nouveau Président de l’Assemblée nationale, le 8 septembre 2017 dans les délais constitutionnels prévus en la matière

Ses actions sont reconnues et saluées

Officier de l’ordre de la pléiade de la francophonie et Chevalier de l’Ordre national depuis décembre 2015, Président de coordination africaine des partis progressistes, coordonnateur des partis représentés à l’Assemblée  nationale du Burkina Faso, Me Bénéwendé Stanislas Sankara est marié et père de trois enfants. Homme pétri d’expériences et ayant beaucoup voyagé, il est un homme d’engagement et de conviction.

Du haut de ses 59 ans, l’homme à la barbichette noire, « teint noir ciré », comme l’affirme lui-même, est toujours actif, rigoureux et soucieux du travail bien fait. Il est toujours ponctuel à ses rendez-vous. Il affirme qu’il a trois secrets  « ma foi en Dieu, mon bouclier, qui m’a toujours protégé ; ma foi en la justesse de la cause que je défends, une grande arme dans toute guerre, et la confiance que ma famille a placée en moi, arme redoutable contre le régime compradore, félon et militariste de Blaise Compaoré ».

Issaka OUEDRAOGO

Chargé de communication de Me Bénéwendé Stanislas Sankara

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